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Initiative de journalisme local

Nancy Déziel dresse un bilan positif de son traitement à la colchicine

Shawinigan – La directrice du Centre National en Électrochimie et en Technologie Environnementales (CNETE) Nancy Déziel qualifie de «positive» son expérience en lien avec une étude effectuée sur la colchicine pour traiter la COVID-19. Celle qui est aussi conseillère municipale du district de la rivière à Shawinigan est heureuse d’avoir pu contribuer à sa façon aux recherches de l’Institut de cardiologie de Montréal. La scientifique de formation avait contracté le coronavirus en septembre dernier. Madame Déziel avait perdu l’odorat après avoir été atteinte de la COVID-19, en plus de faire preuve de fatigue, mais au final, elle estime s’en être très bien tirée. «J’étais presque asymptômatique», ajoute-t-elle. «En cinq ou six jours, tout était revenu à la normale. Je n’ai même pas manqué une journée de travail!», explique la directrice, qui s’avoue chanceuse de ne pas avoir été affectée plus lourdement par la maladie. Malgré tout, elle se sentait interpellé pour participer à la recherche de l’Institut. «Le traitement s’est très bien passé», lance-t-elle, pour décrire le déroulement de l’étude. «Je n’ai eu aucun effet secondaire. Tout a bien été de ce côté.» Les responsables du projet sont venus lui porter tout le matériel nécessaire pour le traitement directement à sa porte, en fournissant les instructions, et ont effectué un suivi rigoureux auprès d’elle, pendant et après le traitement. Pendant 30 jours, elle devait avaler des comprimés, mais en ignorant s’il s’agissait du médicament ou d’un placebo, question de tester l’efficacité du remède. «Les quatre premiers jours, c’était une dose double et ensuite, c’était la dose normale. C’est un médicament qui se digère bien», raconte-t-elle. Elle soutient que sans guérir complètement de la COVID-19, le médicament vise à contribuer largement à empêcher «une cascade inflammatoire», qui génère par la suite d’importantes complications de santé. «C’est pour empêcher que ça ne devienne grave. C’est une belle expérience. C’est le fun être un sujet de recherche!» sourit-elle. À ses dires, elle n’a pas hésité longtemps avant de participer à l’étude, qui regroupe plus de 4 000 patients au Québec et en Ontario. «Ça ouvre une piste de solution, à tout le moins. Tout ce qu’on peut faire pour enlever des gens des soins intensifs, il faut le faire.» Il faut dire que le Centre qu’elle dirige a également fait sa part dans la lutte au coronavirus, alors que le CNETE tentera de détecter la COVID-19 au sein des eaux usées de la Mauricie et du Centre-du-Québec, un projet qui a débuté le 13 janvier et qui doit logiquement se terminer la semaine prochaine. Une analyse de six mois sera ensuite requise pour produire les premiers résultats.Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local, Le Nouvelliste